Découvrir Orgon en vidéo

Au cœur de la Provence, entre Alpilles et Durance, Orgon se dévoile à travers ses paysages, son patrimoine et son identité singulière. De Notre-Dame de Beauregard aux ruelles du village, des reliefs des Alpilles aux espaces naturels qui l’entourent, cette vidéo invite à découvrir les multiples visages d’Orgon.

Un village de caractère, riche de son histoire, de son patrimoine et de son cadre naturel.

Une invitation à découvrir Orgon autrement, en images.

Voir la vidéo : ▶️Découvrir Orgon – Patrimoine, paysages et art de vivre

PATRIMOINE

ORGON, ENTRE ALPILLES ET DURANCE

À l’extrémité orientale des Alpilles, dominant la vallée de la Durance, Orgon possède un patrimoine d’une richesse exceptionnelle.

Bien avant la construction de ses remparts, de ses chapelles et de ses demeures anciennes, le territoire était déjà occupé par l’Homme. Son histoire se lit aujourd’hui dans ses paysages, ses vestiges archéologiques, son patrimoine religieux et militaire, mais également dans l’organisation même du village.

De la Préhistoire au développement du bourg médiéval, des guerres de Religion à l’essor économique des XVIIIe et XIXe siècles, chaque époque a laissé son empreinte.

Le Musée Urgonia permet également de remonter beaucoup plus loin dans le temps et de découvrir l’histoire géologique et paléontologique du territoire.

👉 Découvrir le Musée Urgonia


UNE OCCUPATION HUMAINE DEPUIS LA PRÉHISTOIRE

La situation d’Orgon, entre les reliefs des Alpilles et une vallée de la Durance autrefois largement soumise aux crues, a très tôt favorisé l’installation humaine.

Les plus anciennes traces connues remontent au Paléolithique supérieur, notamment à l’abri de la Fanfarline. L’occupation se poursuit et s’intensifie au Néolithique. Plusieurs sites en témoignent : la grotte de Baume Rousse dans le vallon de Lavau, Malvoisin, les Calades ou encore différents secteurs où furent découvertes des statues-menhirs.

Des traces d’occupation de l’âge du Bronze ont également été mises au jour. Les hauteurs de Notre-Dame de Beauregard et leurs pentes occupent alors une place importante dans l’organisation du territoire. Le dolmen du Frey, au mas de Gavot, constitue un autre témoignage de cette longue présence humaine.


ORGON À L’ÉPOQUE ANTIQUE

À l’époque romaine, Orgon se situe à proximité d’un axe majeur : la Via Domitia, créée à partir de 118 avant J.-C. pour relier l’Italie à la péninsule Ibérique. La voie passait par Cabellio, l’actuelle Cavaillon, franchissait la Durance à proximité d’Orgon puis gagnait les Alpilles et Glanum.

Des témoignages de l’occupation antique ont été retrouvés sur plusieurs secteurs de la commune, notamment dans le vallon de Lavau, aux alentours de la chapelle Saint-Véran et en direction de Valdition, où sont mentionnés les vestiges d’un aqueduc et d’un possible établissement agricole antique.

Cette position sur les grands axes de circulation restera déterminante dans toute l’histoire d’Orgon.


DU BOURG CASTRAL À LA VILLE D’ORGON

Au Moyen Âge, Orgon occupe une position stratégique. Le village se trouve sur l’axe reliant Marseille à Avignon puis à Lyon par les vallées de la Durance et du Rhône, tout en bénéficiant d’une ouverture vers Arles par les Alpilles.

Des péages terrestres et fluviaux sont attestés au moins dès la fin du XIIe siècle et témoignent de l’importance économique de ce passage.

Le village médiéval se développe d’abord sur les hauteurs, dans l’actuel quartier de la Savoie, autour du château et de l’église. L’ensemble était protégé par une première enceinte fortifiée dont subsistent encore aujourd’hui plusieurs vestiges et la porte de l’Hortet.

À la fin du Moyen Âge, l’espace disponible à l’intérieur des remparts devient insuffisant. Le bourg s’étend progressivement vers la plaine. Plusieurs rues du centre ancien témoignent encore de cette évolution. On y retrouve des maisons présentant des éléments d’architecture médiévale ou Renaissance : tours d’escalier, voûtes à croisées d’ogives, fenêtres à meneaux ou encadrements chanfreinés.

Nombre de ces demeures furent ensuite transformées aux XVIIe et XVIIIe siècles en hôtels particuliers.


LE CHÂTEAU D’ORGON

Installé directement sur le rocher, au-dessus du village et de la vallée de la Durance, le château d’Orgon constituait à la fois un lieu de résidence et un poste de surveillance. Les vestiges révèlent plusieurs phases de construction entre le XIIe et le XVe siècle.

Au XIIe siècle, l’ensemble comprend notamment un logis seigneurial et un poste de garde. Au XIIIe siècle, alors qu’il appartient aux comtes de Provence, de nouveaux aménagements défensifs apparaissent, parmi lesquels une citerne, des murs de liaison et une porte de défense.

Au XVe siècle, un glacis vient renforcer le dispositif. Après le rattachement de la Provence au royaume de France à la fin du XVe siècle, le château est en partie démantelé.

Restauré partiellement au XVIe siècle, il est de nouveau détruit dans la première moitié du XVIIe siècle, dans le contexte de la politique menée sous Louis XIII et Richelieu contre certaines forteresses du royaume.

Aujourd’hui encore, ses vestiges dominent Orgon et rappellent l’importance stratégique de la commune au cours des siècles.


L’ÉGLISE NOTRE-DAME DE L’ASSOMPTION

L’histoire de l’église Notre-Dame de l’Assomption est intimement liée à celle du premier village. Dans son état médiéval, l’édifice était intégré à la première enceinte et son entrée était tournée vers le quartier de la Savoie.

L’église fut ensuite progressivement agrandie. Des chapelles, un clocher et une travée supplémentaire furent ajoutés au XVIIe siècle, tandis que la façade fut remaniée au XVIIIe siècle avec la réalisation d’un portail monumental.

Le clocher, construit en 1660, conserve aujourd’hui encore sept cloches : six cloches en acier moulé installées en 1862 et une importante cloche en bronze baptisée Anne-Marie en 1754. Le chœur constitue l’une des parties les plus anciennes de l’édifice. Son maître-autel en marbre fut installé en 1825.

L’église conserve également un remarquable ensemble d’œuvres et de mobilier religieux : tableaux, retables, statue de la Vierge à l’Enfant, fonts baptismaux, maître-autel en marbres polychromes et éléments de ferronnerie.

Plusieurs de ces éléments sont classés ou inscrits au titre des Monuments historiques. Parmi eux figurent notamment des œuvres des XVIe, XVIIe et XVIIIe siècles : L’Assomption, Saint Augustin, La Lapidation de saint Étienne, Saint Roch et sainte Catherine, Saint Paul, Saint Pierre ou encore plusieurs représentations de la Vierge à l’Enfant.

L’église conserve également la statue de Notre-Dame de Beauregard, étroitement associée à l’histoire du sanctuaire situé sur les hauteurs du village.


NOTRE-DAME DE BEAUREGARD

Dominant la vallée de la Durance, Notre-Dame de Beauregard est l’un des sites les plus emblématiques d’Orgon. Son histoire ne se limite pourtant pas à celle de son sanctuaire.

La colline a connu des occupations préhistoriques, protohistoriques, antiques, militaires et religieuses qui se sont succédé pendant plusieurs millénaires.


UN SITE ANCIEN ET STRATÉGIQUE

Les hauteurs de Beauregard et leurs pentes furent occupées dès les périodes anciennes. À la fin du XVIe siècle, la colline joue également un rôle stratégique dans le contexte troublé des guerres de Religion.

Entre 1590 et 1591, des troupes du duc de Savoie occupent notamment le secteur. Environ 400 arquebusiers auraient été positionnés sur le plateau et une fortification y fut aménagée. Une partie des vestiges fortifiés encore visibles sur les hauteurs de Beauregard pourrait appartenir à cette période.


UN LIEU DE DÉVOTION ANCIEN

La vocation religieuse du site est elle aussi très ancienne. Un sanctuaire antique aurait précédé une chapelle et un ermitage médiéval aujourd’hui disparus.

Au XVIIe siècle, les Augustins s’installent sur le site et y construisent un couvent. Après les bouleversements de la Révolution, Beauregard connaît au XIXe siècle un nouvel essor.

Sous l’impulsion du chanoine Bonnard, la chapelle actuelle est construite à partir de 1878, selon les plans de l’abbé Pougnet, dans un style néo-roman.

Dominant la Durance depuis le bord de la falaise, elle devient un lieu de pèlerinage important pour les habitants d’Orgon et pour les voyageurs de passage.


LA STATUE DE NOTRE-DAME DE BEAUREGARD

La statue de Notre-Dame de Beauregard date du début du XIVe siècle.

Réalisée en bois, elle représente la Vierge portant l’Enfant Jésus sur son bras gauche.

La tradition rapporte qu’en 1592, pendant les guerres de Religion, la statue fut précipitée du haut du rocher. Malgré une chute d’une centaine de mètres, elle aurait été retrouvée presque intacte, avec seulement une phalange brisée à la main droite.

Une source aurait alors jailli au lieu de sa chute et plusieurs récits de guérisons ou de miracles contribuèrent à renforcer la dévotion autour de Notre-Dame de Beauregard.

Des ex-voto furent offerts au sanctuaire en témoignage de reconnaissance.

La statue est aujourd’hui conservée dans l’église Notre-Dame de l’Assomption.


BEAUREGARD PENDANT LA SECONDE GUERRE MONDIALE

Le XXe siècle ajoute une autre page singulière à l’histoire du site.

Dans son témoignage, l’abbé Jean Pizoard raconte qu’après l’installation des forces allemandes dans le sud de la France en novembre 1942, le Séminaire des Vocations tardives de Fontlongue, à Miramas, se replia à Notre-Dame de Beauregard.

Il indique y avoir rencontré Jean Moulin, alors engagé dans la Résistance, et évoque également la présence de jeunes hommes concernés par le Service du travail obligatoire.

Le séminaire resta installé à Beauregard jusqu’à la Libération d’août 1944.


LA TABLE D’ORIENTATION

Une visite de Beauregard conduit naturellement jusqu’à la table d’orientation, située à proximité de la Croix des Pénitents gris.

Le panorama embrasse la vallée de la Durance, la chaîne des Alpilles et le Luberon.

Par temps clair, le regard porte notamment vers les Baux-de-Provence et jusqu’à Avignon.

Ce point de vue permet de comprendre la situation géographique exceptionnelle d’Orgon, installé au passage entre l’extrémité orientale des Alpilles et la vallée de la Durance.


LES CHAPELLES

Au-delà de Beauregard et de l’église paroissiale, plusieurs chapelles témoignent de l’histoire religieuse d’Orgon.

LA CHAPELLE SAINT-VÉRAN

La chapelle Saint-Véran est l’un des plus anciens édifices religieux conservés sur la commune.

La documentation patrimoniale la date du XIIe siècle. Elle est située dans une propriété privée, en bordure du chemin de Saint-Véran.

Elle bénéficie d’une protection particulièrement importante puisqu’elle est classée au titre des Monuments historiques depuis le 10 mars 1921.


LA CHAPELLE SAINT-GERVAIS

La chapelle Saint-Gervais fut construite au XVe siècle pour la famille d’Elzéar de Mouriès.

Cette famille est également liée à la création de l’ancien hôpital d’Orgon en 1428.

Édifiée en calcaire urgonien, la chapelle est située sur les hauteurs du village, chemin de Saint-Gervais.

Elle est devenue propriété de la commune et a fait l’objet de travaux de restauration.


LA CHAPELLE SAINT-ROCH

Située sur la colline du Mont Sauvy, la chapelle Saint-Roch fut édifiée au XVIIe siècle puis agrandie au XVIIIe siècle.

Son histoire est notamment liée à l’épidémie de peste qui ravagea la Provence en 1720.

À Orgon, les habitants et les consuls firent le vœu d’organiser chaque année, le 16 août, une procession solennelle jusqu’à la chapelle en reconnaissance de la protection accordée au village.

Saint Roch est traditionnellement invoqué comme protecteur contre la peste et les maladies contagieuses.


LES REMPARTS ET LES PORTES

L’évolution des remparts raconte elle aussi celle du village.

La première enceinte protégeait le bourg castral établi autour du château, de l’église et du quartier de la Savoie.

À mesure qu’Orgon se développe hors de cette enceinte, une seconde fortification devient nécessaire.

À la fin du XVIe siècle, dans le contexte des guerres de Religion, une nouvelle enceinte urbaine est construite. Elle est notamment jalonnée par la porte Sainte-Anne et la porte de la Durance.

Les vestiges des remparts sont inscrits au titre des Monuments historiques depuis le 28 décembre 1926.


LA PORTE DE L’HORTET

La porte de l’Hortet appartenait à la première enceinte du village médiéval.

Elle constitue aujourd’hui l’un des principaux témoins du quartier ancien de la Savoie.

Son passage en ogive conserve plusieurs éléments défensifs : salle de corps de garde, créneaux, merlons, meurtrières et œil-de-bœuf aménagé dans le rempart.


LA PORTE SAINTE-ANNE

La porte Sainte-Anne constituait l’une des principales entrées de la seconde enceinte.

Située à l’ouest du village, elle date de la fin du XVIe siècle et est réalisée en pierre de taille. Elle est inscrite au titre des Monuments historiques depuis le 28 décembre 1926.

Elle rappelle également le rôle d’Orgon comme ville de passage.

Au fil des siècles, rois, papes, soldats et voyageurs traversèrent la commune. François Ier, Louis XIV, le pape Pie VII, Napoléon Ier ou encore la reine Christine de Suède sont traditionnellement associés à ces passages.

Orgon constituait également une ville étape pour les troupes. Les habitants devaient alors assurer le gîte et le couvert des soldats.

Les forçats conduits vers Marseille ou le bagne de Toulon pouvaient eux aussi faire étape à Orgon avant de reprendre leur route.


LA PORTE DE LA DURANCE

À l’est de l’ancienne enceinte se trouve la porte de la Durance, également appelée porte de l’Ange.

Ses parements en pierre de taille, ses ouvertures ogivales, ses créneaux et ses mâchicoulis rappellent sa fonction défensive.

Une herse fermait autrefois le passage. Elle était manœuvrée depuis une salle voûtée située directement au-dessus.

L’ancienne voie de circulation passait au pied d’Orgon, entre le rocher et la Durance.

Un péage se trouvait à proximité, dans une cavité naturelle au pied du château. Le trafic concernait notamment l’huile et le poisson.

Selon le niveau de la Durance, des embarcations pouvaient également accoster non loin de là, ce qui explique le nom du quartier du Port-Vieux.


LES ORATOIRES, SUR LES CHEMINS DE BEAUREGARD

Le chemin reliant le village à Notre-Dame de Beauregard conserve plusieurs témoins remarquables des anciennes pratiques de pèlerinage. Cinq oratoires jalonnaient autrefois cette montée. Trois subsistent encore en élévation. À travers leurs bas-reliefs, leurs inscriptions et leur architecture Renaissance, ils accompagnaient symboliquement les pèlerins jusqu’au sanctuaire.


L’ORATOIRE SAINT-ANTOINE

À proximité de la porte de l’Hortet, une niche aménagée dans l’angle du mur abritait autrefois une statue de saint Antoine. Elle constituait l’oratoire Saint-Antoine, à l’entrée de l’ancien village de la Savoie.


L’ORATOIRE DE L’ANNONCIATION

L’oratoire de l’Annonciation fut édifié avant 1515. Construit en pierre de taille, il présente une grande niche dans laquelle une sculpture, aujourd’hui très mutilée, représente la Vierge et l’ange Gabriel. La tradition rapporte qu’en 1515, de violentes pluies provoquèrent des effondrements sur la colline. Après le déblaiement, l’oratoire aurait été retrouvé debout et intact.


L’ORATOIRE À LA GLOIRE DE JÉSUS ET MARIE

Daté de 1516, cet oratoire présente une architecture Renaissance particulièrement soignée. Son socle et ses piliers sont décorés de motifs sculptés, tandis que deux figures d’anges ornent le fronton. Une inscription latine rappelle ses commanditaires : Amédée Rovereli et Alet, son épouse, d’Orgon, qui firent élever le monument en 1516. L’oratoire est inscrit au titre des Monuments historiques depuis le 22 juillet 1935. Il apparaît également dans une œuvre peinte en 1835 par Louis Espérandieu, Scène de Rogations.


L’ORATOIRE DU MASSACRE DES INNOCENTS ET DE LA FUITE EN ÉGYPTE

Ce troisième oratoire conservé sur le chemin de Beauregard se compose d’une grande niche en plein cintre encadrée de pilastres cannelés. Deux bas-reliefs occupent le fond de la niche. Ils représentent traditionnellement le Massacre des Innocents et la Fuite en Égypte. Une ancienne inscription gravée est encore associée à l’édifice.


L’ORATOIRE DE LA MADELEINE

L’oratoire de la Madeleine se trouve dans le quartier de Bazarde. Daté de 1663, ce gracieux monument du XVIIe siècle est adossé à un mur de soutènement. Construit en pierre de taille et surélevé de trois marches, il possède une grande niche en plein cintre encadrée de pilastres à chapiteaux ioniques. Un haut-relief polychrome représente sainte Madeleine aux pieds du Sauveur. Le fronton porte l’inscription « Noli me tangere », ainsi que le millésime 1663. Les sculptures, endommagées au fil du temps, furent autrefois réparées par les Amis d’Orgon et protégées par une grille. L’oratoire est inscrit au titre des Monuments historiques.


L’ORATOIRE DU CHÊNE

Également appelé oratoire Saint-Michel, il se trouve au milieu des chênes verts, près du domaine de Valdition, sur la route de Mollégès. Il fut édifié en 1870 par la famille Dacla en souvenir de la guérison d’Anaïs Montanier, survenue le 1er septembre 1858. Construit en pierre de taille, il repose sur une large assise et comporte une niche abritant une statue de la Vierge. Son toit est surmonté d’une croix ouvragée en fer forgé.


LES CROIX, REPÈRES DU PAYSAGE ET DE LA MÉMOIRE D’ORGON

Le chemin de Beauregard n’est pas le seul à conserver la trace des anciennes pratiques religieuses. Dans le village, sur les chemins et sur les hauteurs, de nombreuses croix constituent encore aujourd’hui des repères dans le paysage. Certaines sont liées aux pèlerinages ou aux processions, d’autres commémorent un événement ou témoignent d’une pratique religieuse ancienne.


LA CROIX DES MISSIONS

Placée au sommet du fronton de l’église paroissiale, elle repose sur un socle portant l’inscription « Mission de 1902 », année de sa bénédiction.


LA CROIX DU PARVIS DE L’ÉGLISE

Sur la terrasse située près de la mairie, au pied de l’église Notre-Dame de l’Assomption, s’élève une croix en fonte ouvragée. Elle surmonte un ancien autel en pierre sur lequel le prêtre pouvait autrefois officier lors de certaines cérémonies. Elle remplaça une ancienne croix en bois portant un Christ de grandes dimensions. Au XIXe siècle, ce Christ fut transformé en gisant et installé dans l’église, sous l’autel de la chapelle du Sacré-Cœur.


LA CROIX DES PÉNITENTS GRIS

Dominant Beauregard, la Croix des Pénitents gris fut érigée en 1903, après avoir été bénite dans l’église des Carmes d’Avignon. La croix d’origine avait été taillée dans un chêne de près de dix mètres de long. Le dimanche 23 août 1903, près de 6 000 personnes auraient été rassemblées sur la colline à l’occasion de son installation. Son piédestal, haut de 2,80 mètres, fut réalisé en pierre de taille provenant des carrières Jury Véran de Ménerbes. Quatre plaques de marbre comportent différentes inscriptions, notamment en latin, en français et en langue mistralienne. Fragilisée avec le temps et par le mistral, la croix fut remplacée à l’identique en avril 2009.


LA CROIX DE LA DURANCE

Au nord du village, la Croix de la Durance domine la vallée et la falaise du Port-Vieux. Visible de loin, elle constitue depuis longtemps un repère pour les habitants comme pour les voyageurs.


LA CROIX DU CIMETIÈRE DE LA PINÈDE

Cette croix en bois se trouve aujourd’hui à l’entrée du cimetière de la Pinède. Elle était auparavant située au début de la rue Sous-le-Fort et fut déplacée lors de la réfection de cette rue.


LA CROIX DE LA CHAPELLE SAINT-ROCH

Située au pied de la chapelle, elle fut dressée en 1803. Elle témoigne du renouveau de la pratique religieuse qui suivit la Révolution française.


LA CROIX DU CHEMIN DE LA MINE

Cette croix en fer forgé ouvragé se trouve en bordure du chemin de la Mine, à l’entrée d’une propriété privée.


LA CROIX DE LA CONILLIÈRE

Située sur la petite place de la Conillière, à proximité de la D7N, cette croix rappelle la mémoire des victimes de la peste de 1720.


LA CROIX DE LA PORTE DE LA DURANCE

Cette croix domine la fontaine située à proximité immédiate de l’ancienne porte de la Durance.


LA CROIX DU MAS BRÉGUIER

La Croix du mas Bréguier se trouve aujourd’hui à l’intérieur d’une propriété privée.


LA CROIX DE LA PERDIGALE

Aujourd’hui disparue, la Croix de la Perdigale marquait autrefois l’une des stations de la procession des Rogations, en direction des Engrenages, ou Engranauds. Ces processions avaient notamment pour but de demander la protection des cultures et l’abondance des récoltes de céréales.


LA CROIX DU FAUBOURG SAINTE-ANNE

À l’angle du faubourg Sainte-Anne et de la montée du Paradis, cette croix ouvragée est toujours visible, scellée sur un socle en pierre.


LES MAISONS ANCIENNES ET LES HÔTELS PARTICULIERS

Le patrimoine d’Orgon ne se limite pas aux édifices religieux et militaires. Dans les rues du centre ancien, les façades et les maisons témoignent elles aussi du développement du village à partir de la fin du Moyen Âge.

Les rues Charles Fabbiani, Edmond et Georges Coste, Jules Robert, de la Fontaine ou encore Joseph Moutte conservent des constructions présentant des éléments d’architecture Renaissance : fenêtres à meneaux simples ou doubles, encadrements chanfreinés, tours d’escalier ou voûtes à croisées d’ogives. Plusieurs furent transformées aux XVIIe et XVIIIe siècles en hôtels particuliers, témoignant du développement économique d’Orgon.

Une maison du XVIe siècle bénéficie d’ailleurs d’une inscription au titre des Monuments historiques depuis le 28 décembre 1926.


DU XVIIe AU XIXe SIÈCLE : UN VILLAGE EN PLEIN DÉVELOPPEMENT

Aux XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles, Orgon connaît un important développement économique.

L’élevage du ver à soie, l’huile, la farine, la garance, la cartonnerie ou encore l’exploitation de la pierre urgonienne participent à l’activité du territoire et expliquent en partie la présence de belles demeures dans le centre ancien.

La construction du canal des Alpines, également appelé canal de Boisgelin, débute en 1772.

Le tronçon concernant Orgon est achevé en 1780. L’arrivée de cette eau d’irrigation contribue fortement au développement agricole, artisanal et économique du territoire.

Au début du XIXe siècle, les grands axes routiers se transforment à leur tour.

La route impériale créée sous Napoléon Ier relie Paris à Rome en passant notamment par Lyon et Avignon. À Orgon, elle longe le canal des Alpines sans traverser le cœur ancien. Elle deviendra par la suite la Route nationale 7, puis l’actuelle D7N.


LA TOUR DU TÉLÉGRAPHE CHAPPE

Sur les hauteurs des Alpilles, en direction de Sénas, une petite tour ronde témoigne d’une autre étape importante de l’histoire des communications. Elle appartenait au réseau du télégraphe Chappe, système de télécommunication optique développé en France à partir de la Révolution.

Les stations étaient installées à plusieurs kilomètres les unes des autres et communiquaient grâce à des bras articulés dont les différentes positions correspondaient à un code. La station d’Orgon date de 1821.

Située à environ 254 mètres d’altitude, elle appartenait à la ligne reliant Paris à Toulon.

Le stationnaire observait à la longue-vue le signal transmis par la tour précédente puis le reproduisait à destination de la suivante, sans nécessairement connaître le contenu du message. Ce système permettait une transmission extrêmement rapide pour l’époque mais restait dépendant des conditions météorologiques : brouillard, pluie et obscurité interrompaient les communications. Le développement du télégraphe électrique au milieu du XIXe siècle entraîna progressivement son abandon.


LE MUSÉE URGONIA, AUX ORIGINES DU TERRITOIRE

L’histoire d’Orgon commence bien avant les premières occupations humaines. Le territoire est étroitement associé à l’Urgonien, formation géologique du Crétacé dont le nom fait directement référence à Orgon.

Le Musée Urgonia permet de découvrir cette histoire géologique et paléontologique exceptionnelle, les fossiles du territoire, les anciennes formes de vie et l’évolution des paysages. Il permet également d’aborder l’occupation humaine du territoire et constitue ainsi une porte d’entrée privilégiée pour comprendre Orgon dans toutes ses dimensions : géologique, naturelle, archéologique, historique et patrimoniale.

👉 Découvrir le Musée Urgonia


UN PATRIMOINE PROTÉGÉ

La richesse du patrimoine d’Orgon est également reconnue par plusieurs protections au titre des Monuments historiques.

La chapelle Saint-Véran est classée depuis 1921.

Les vestiges des remparts, la porte Sainte-Anne, une maison du XVIe siècle et l’église paroissiale sont inscrits depuis 1926.

L’oratoire de la Madeleine ainsi qu’un oratoire situé en bordure du chemin de Notre-Dame de Beauregard sont inscrits depuis 1935. À ces édifices s’ajoute un ensemble particulièrement riche de mobilier protégé conservé notamment dans l’église Notre-Dame de l’Assomption.


UN PATRIMOINE À DÉCOUVRIR

De la Durance aux premières pentes des Alpilles, du quartier médiéval de la Savoie aux hauteurs de Beauregard, Orgon conserve les traces de plusieurs millénaires d’histoire. Vestiges archéologiques, patrimoine religieux, remparts, portes anciennes, demeures Renaissance, croix, oratoires et paysages racontent ensemble l’évolution d’un territoire profondément marqué par sa position de passage.

Découvrir Orgon, c’est ainsi remonter le temps au fil de ses rues, de ses chemins, de ses monuments et de ses paysages.